Dimanche 21 février 2010
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L'abîme
Auteur : Wilkie Collins et Charles
Dickens
Editeur : Editions du Masque
Collection : Labyrinthes
Date : 10/02/2010
Pages : 212 pages
Prix : 7,20€
ISBN 978-2-7024-3481-9
Roman (classique)
Thèmes : Famille
Présentation de l'éditeur :
"Walter Wilding, riche négociant en vin, mène une vie heureuse auprès de sa mère, à qui il doit sa fortune et sa réussite sociale.
A la mort de celle-ci, la découverte d'un terrible secret va bouleverser son existence : il n'est pas son vrai
fils ! Rangé par la culpabilité d'avoir usurpé l'identité - et l'héritage - d'un autre, Walter décide de se lancer à la recherche de ce mystérieux double. Mais qui est donc le véritable Walter
Wilding ? L'abîme, chef-d'oeuvre encore méconnu signé par deux grands noms de la littérature,conjugue le talent de Charles Dickens pour les ambiances et les personnages à celui de Wilkie Collins,
génie des énigmes et du mystère."
Avis :
Non je ne suis pas une adepte de Wilkie Collins, je n'en avais jamais lu... bon par contre
j'avoue que Dickens, j'aime bien... mais je n'ai pas eu vraiment l'impression de lire du Dickens avec ce roman l'abîme. Une totale découverte donc, et à mon goût une découverte heureuse.
Evidement l'écriture est d'un autre temps, les fonctionnements sociaux aussi... Pourtant c'est avec plaisir que j'ai lu ces pages, même si quelques passages m'ont un peu ennuyé. J'ai une
préférence pour le tout début, et la fin, avec un peu d'action, et de magnifiques scènes dans la neige... Pour ce qui est de l'intrigue, guère de surprise, il est facile de deviner les
rebondissements, mais on les lit tout de même avec plaisir !
L'écriture est donc d'un autre temps, et je pense que c'est ce qui renforce l'ennui de certains passages, où j'ai hésité à arrêter ma lecture. Pourtant je ne regrette pas d'avoir continué, comme
souvent pour moi avec les classiques... passé un certain cap, je crois que je me laisse porter par l'intrigue, et que l'écriture devient plus fluide.
Je ne peux pas ne pas compléter cet avis par un petit retour sur les personnages, parce que certains sont vraiment significatifs...
Les personnages masculins, Walter Wilding, le faux, on le voit très peu finalement, ce qui vu sa discussion commerciale me convient tout à fait! George Vendale, le vrai personnage principal
finalement, est assez attachant, même si j'ai souvent eu envie de le secouer. Et puis il y a le méchant bien sûr, dont je vous tais le nom pour le suspence...
J'ai une nette préférence pour les personnages féminins : la mère qu'on voit très peu, les femmes de l'hospice, et puis surtout Mlle Obenreizer, la jeune suisse - Vendale tombe rapidement sous
son charme, d'où une bonne partie du roman consacrée à leur amourette - qui se révèle être d'un courage un peu fou, et surement romantique...
Enfin il y a Mme Dor, peut être souvent passée inaperçue mais dont j'ai eu plaisir à lire les descriptions. Cette femme de chambre / servante de M Obenreizer est une très vieille femme, qui passe
le plus clair de son temps à dormir sur son ouvrage - repriser des chaussettes -.
Beaucoup trop de temps à mon avis dans ce roman est consacré aux sujets financiers, et c'est de là que viennent mes plus gros doutes concernant ce roman, que somme toute j'ai plutôt
apprécié!
Merci à BoB et les Editions du Masque pour ce
partenariat
D'autres avis :
Ys, Papillon, Doriane, Emilie...
Ma première lecture pour le challenge
English Classics de Karine :)
1/2
Mais aussi :
Challenge Dickens d'Isil
1/1
Et le Challenge Wilkie Collins de Chrysalida
1/1
Si c'est pas chouette un livre comme ça :)
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